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Campagne Un Toit pour apprendre - Mobilisation des parents d'élèves de l'école Matabiau

 

Mobilisation Matabiau

 

Dans le cadre de la campagne « Un toit pour apprendre » initiée par le DAL 31, la FCPE 31 a appellé au rassemblement autour d'un petit-déjeuner, ce mercredi 3 mai , devant l'école élémentaire Bayard-Matabiau (60 rue Matabiau, Toulouse) pour continuer à sensibiliser au mal-logement.

 

La FCPE 31, déplore que le droit de maintien au logement concernant une famille, dont les enfants sont scolarisés à l'élémentaire Bayard-Matabiau, soit bafoué par nos institutions !

Mobilisons-nous ! Un toit et étudier sont des droits !

 

 Article publié dans La Dépêche du Jeudi 4 mai 2017 :

 

" Ils se sont levés tôt pour venir exprimer leur solidarité. Hier matin, plus d'une trentaine de personnes s'étaient rassemblées devant l'école Matabiau. Parents d'élèves, membres du DAL 31 ou de la FCPE se sont réunis en soutien à deux familles macédoniennes dont une partie des dix enfants sont scolarisés dans l'école. Tous demandeurs d'asile, l'une des deux familles vient d'être logé dans un hôtel à Portet-sur-Garonne, à une heure de transports en commun entraînant retard ou absences.«Cette famille de cinq enfants a été envoyée à Portet jeudi soir. Ils sont tout le temps menacés d'être à la rue puisque leur chambre d'hôtel est renouvelée toutes les semaines. Ce ne sont pas des conditions adaptées pour les enfants», explique François Piquemal, porte-parole du DAL 31. Pris en charge par l'hébergement d'urgence du 115, l'une des familles a déjà passé deux nuits dans la rue après avoir vécu deux mois sur le site du Ramier où les enfants ne prenaient pas de douches.

 

«Cette situation tracasse nos enfants»

Une condition qui émeut Marion, l'une des parents d'élèves : «Ce que nous faisons aujourd'hui est un geste citoyen, un geste de compassion. Nous aussi nous sommes des parents. Et puis cette situation tracasse nos enfants, ils nous en parlent, ont envie d'aider leurs camarades». Du côté de l'école, peu de réactions. «Seuls deux instituteurs ont manifesté leur soutien», regrette un autre parent d'élève.

 

Obligés de mendier pour manger

Pour Ibraim, l'un des deux pères de famille, pas question de rentrer en Macédonie : «Là-bas, nos enfants se faisaient battre à l'école et nous vivions dans des tentes. Je suis heureux qu'ils étudient dans cette école. Et si je dois faire une heure de bus le matin et le soir, je le ferai.» Leur situation est loin d'être enviable : sans ressources et sans le droit de travailler, la femme d'Ibraim est obligée de mendier. Seule la cantine gratuite de l'école varie un peu les repas pour les enfants. «Nous n'avons pas de cuisine pour manger à l'hôtel, seulement un micro-ondes», regrette-t-il avant d'ajouter, «nos bagages sont toujours faits». Une situation instable pour ces familles qui joue sur leur santé psychologique. Les parents d'élèves et le DAL 31 n'excluent pas de nouvelles actions."

 

http://www.ladepeche.fr/article/2017/05/04/2567940-matabiau-les-parents-d-eleves-mobilises-pour-les-enfants-macedoniens.html